Porno sexiste : assez !!!

Réflexions et écrits autour de cette pornographie contemporaine misogyne et commerciale qui pollue les esprits et bafoue la dignité humaine tout en se gavant de ses recettes financières basées sur l'aliénation et l'exploitation.

22 octobre 2009

Ce ne sont pas des images...

"Si les hardeurs des films x jouissent à l'écran, signent leur satisfaction par de grands râles et de riches coulées, difficile de voir jouir les actrices de la démolition - comme de croire à leur ravissement quand elles remercient pour l'éjac faciale. Leur plaisir n'est pas dans le scénario. Dans ces films, la preuve qu'une femme éprouve quelque chose, ce sont ses réactions à la violence. Forcée dans la gorge, elle bave beaucoup. Sous les chocs, elle s'agite. Tamponnée pas trois costauds, elle vacille. Elle éprouve quelque chose, c'est visible. Cela fait des images fortes, émotionnelles, commotionnelles. "Impossible d'y résister", constate l'essayiste Patrick Baudry dans La Pornographie des images. En effet, comment ne rien éprouver face à des femmes violentées, maltraitées, - de l’ordre du sexuel ? ou de la révolte ?

Jusqu'au moment où vous vous dites : ce ne sont pas des images. Ce n'est pas du cinéma, un genre intentionnel ou provocateur comme le S.M. ou le "hard crade" mais juste une industrie du viol. Un bagne pour les malheureuses "actrices amatrices" sous-payées pour souffrir".

Extrait de Gang Bang, Enquête sur la pornographie de la démolition (Frédéric Joignot)

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13 octobre 2009

Médias : marre d'être conformes !

"Talk-shows, spots de pub, presse pour ados, radios jeunes, films porno, jeux vidéo...

Un seul horizon, l'apparence physique le sexe & le fric. Que des ordres ! Être mince & sexy. Musclé & bronzé. Côté filles : être habillée comme-ci, épilée comme ça, être un objet sexuel conforme aux lois du marketing.

Les call-girls deviennent même des modèles dans les séries télé !

Côté garçons : être un séducteur insensible, un amateur d'alcool & de films porno. Ne rien pouvoir dire de ses peurs, de ses émotions.

Qui a vraiment envie de ressembler à ça ? Compétition, consommation.
Je prends, je jette. Mon envie, mon plaisir. Moi moi moi.

On nous vend le tout au nom de la "liberté". Une "liberté" qui nous laisse seuls avec nos difficultés mais enrichit les patrons de l'industrie du sexe".

Source : Putain de galère, supplément du numéro 159 du magazine Prostitution et Société.

Posté par Miaramaou à 20:44 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2009

"Pornographie, rapports sociaux de sexe et pédophilisation"

"En 1953, naissaient le magazine Playboy et la pornographie contemporaine. En 1963, était créé en France le magazine Lui. En 1965 au Royaume-Uni et, en 1968, aux États-Unis, paraissait Penthouse tandis qu’en 1972, le film Gorge profonde [Deep Throat] obtenait une audience débordant le ghetto des salles des cinémas pornographiques. Fondé en 1974, le magazine Hustler poussait plus loin les limites. L’arrivée successive des vidéocassettes, des DVD puis du Web engendrait une explosion de la production et de la consommation de la pornographie tout en modifiant profondément la structure des marchés. En Occident, les magazines voyaient décroître leur audience. Les nouvelles technologies favorisaient la consommation dans les lieux privés ; en conséquence, les salles de cinéma X disparaissaient. Dans un même mouvement, la production pornographique se transformait : le gonzo (un « divertissement d’humiliation » ou, en anglais, « humilitainment ») et la pornographie dite « amateur » envahissaient les marchés. Du coup, la pornographie facilement disponible devenait plus violente et humiliante. Elle influençait la pornographie « traditionnelle ». Les hardeuses étaient esquintées sur les lieux de tournage. En outre, la pornographie mettait en scène des jeunes femmes de plus en plus jeunes, des adolescentes, des écolières… Au point tel qu’il est maintenant difficile de distinguer cette pornographie utilisant des jeunes femmes à peine d’âge légal (barely legal) de celle qui exploite des mineures. En fait, à partir des sites Web annonçant des « teenies », des « youngies », des « jeunes filles », etc., et qui assurent que les jeunes sont âgées de 18 ans et plus, le surfeur accède facilement à des images, à des pages et à des sites de pornographie infantile.

Dans les années 90, cette industrie et ce commerce du « fantasme sexuel » envahissaient l’ensemble des moyens de communication et influençaient la publicité, les médias, y compris les magazines féminins, la mode, la littérature, etc. Ses codes et son idéologie s’imposaient et transformaient les imaginaires ainsi que les pratiques sociales et intimes. La pornographie faisait désormais « chic » et branchée; elle était même considérée comme un facteur de libération sexuelle (et non plus de soumission sexuelle). Les références à la pornographie étaient tellement systématiques qu’on en oubliait qu’il n’en avait pas toujours été ainsi. Elle participait à la sexualisation de la sphère publique ainsi qu’à l’hypersexualisation (ou la sexualisation accentuée) des filles".

(Richard Poulin)

La suite est à découvrir ici : http://www.lrdb.fr/articles.php?lng=fr&pg=1133

Posté par Miaramaou à 18:03 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 octobre 2009

Il pleut des prétextes

"Ce besoin sexuel irrépressible est une fiction fabriquée de toutes pièces que la mafia criminelle des proxénètes a tout intérêt à entretenir" (Suzanne Képès)

Posté par Miaramaou à 03:34 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 août 2009

La pornographie, une hypocrisie organisée

Comment la loi X a introduit une scission entre cinéma castré et cinéma porno et ce qui en découle

L'éducation sexuelle n'est pas assurée par l'école et rarement dans les familles, résultat : elle se fait par la pornographie : un conditionnement des fantasmes.

Mais surtout le problème, c'est qu'il y a une scission, une coupure entre d'une part des films ordinaires dans lesquels les scènes de sexe sont toujours châtrées et d'autre part des films classés X où on ne voit que des organes en action sans le reste (la vie, l'amour...).

C'est cette séparation qui est en elle-même la plus néfaste pour notamment les jeunes, qui à défaut d'une éducation sexuelle digne de se nom, s'"éduquent" par la pornographie.

Or cette séparation n'est pas un hasard ; elle est le résultat, en France, de la loi "X" (loi 75-1278 du 31 décembre 1975 articles 11 & 12) qui a mortellement taxé les films où apparaissent des organes génitaux en état de fonctionnement (une simple érection classifie le film dans la catégorie X).

La loi "X" a tué dans l'oeuf toute velléité de faire des films ordinaires (et donc aussi des films de qualité) qui montrent la sexualité. D'une pornographie qui pouvait au départ avoir des accents libertaires et subversifs nous sommes très vite passés à une pornographie fascisante, marchande (dont les énormes profits vont aux mafias qui la contrôlent pour l'essentiel - et à l'Etat via les taxes).
Après plus de 30 ans cette loi n'a jamais été révisée : ceci résulte d'un choix politique.

Le puritanisme consiste à penser qu'il n'y a de sexualité que pornographique. Et c'est justement le point de vue de cette loi ; loi qui par son application construit la réalité qui permet de justifier cette conception morale répressive. En effet d'une part elle classe dans la catégorie pornographie toute représentation explicite de la sexualité et d'autre part, par le biais de la censure économique, elle détruit toute possibilité d'expression autre que la pornographie marchande.

La pornographie, gardienne de l'ordre social répressif


La pornographie est un outil de la reproduction idéologique car elle donne l'illusion que notre société est sexuellement libérée, qu'il n'y a plus de tabou en matière de sexualité. Elle masque la répression sexuelle réelle (et la misère sexuelle qui en découle) et donc, ne la percevant plus consciemment, les gens ne peuvent s'y opposer.

Par exemple il règne dans notre société les plus grands tabous en ce qui concerne les rapports des enfants avec la sexualité.

La pornographie, enterrement de la sexualité


La pornographie dominante montre des sexes "débarrassés" de toute sensualité, de tout désir, sans amour et sans plaisir. Les corps exposés sont des objets manipulés, écartelés, morcelés, démontés. La pornographie est une forme particulièrement aboutie du spectacle de la marchandise (au sens de Guy Debord) ; elle est parfaitement en phase avec les images médiatiques produites par notre société. Le porno montre pour mieux masquer, l'image pornographique rend aveugle à la sexualité.

La pornographie dominante est un spectacle morbide, s'opposant totalement à la sexualité qui est pulsion de vie.

Notre analyse vaut indépendamment des dérives ultra-violentes de la pornographie contemporaine. (Sur ce sujet voir par exemple la présentation d'une émission sur le site de France Culture.)

Notre critique de la pornographie est aux antipodes de celle qu'en font les pudibonds qui eux rejettent en fait la sexualité (ou l'idéalisent de façon mystique ce qui revient au-même).

Page web complète : http://ecologielibidinale.org/fr/miel-porno-fr.htm

Posté par Miaramaou à 03:31 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2009

Pas vraiment anodin

« Corrélativement, l’ordre établi admet plus libéralement que jamais l’usage du corps des femmes dans la pornographie, comme objet et matérialisation des fantasmes d’une partie importante des hommes*. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cela n’aide pas les femmes à construire une confiance en leur corps sexué, ni donc un respect d’elles-mêmes.

En cela, l’affichage pornographique est l’analogue, dans la rue, des violences familiales. Et si l’on rapproche cela du fait qu’il faut toujours insister pour obtenir, lambeau après lambeau, un peu de droit à la maîtrise de la fécondité, ou de ce que dans certaines législations, la française notamment, l’apologie du viol n’est pas illicite, alors que celle du petit larcin est passible de poursuites, on devra conclure que l’ordre politique est toujours là, qui fait tout pour que les femmes aient statut de proies et ne se sentent jamais assez assurées d’elles-mêmes pour exercer pleinement une prise en considération de soi qui entre pourtant dans la définition de la citoyenneté ».

(Michèle Le Dœuff)

* Je ne peux pas dire « des fantasmes des hommes », car j’ai la chance d’être entourée d’hommes que les affiches pornographiques irritent considérablement, et qui sont bien conscients du fait que c’est leur libido qu’on manipule, et dans un sens qui leur paraît constituer une menace. « Touche pas à mes pulsions », pourrait être le mot d’ordre de ceux qui perçoivent cet affichage comme une agression. C’est bel et bien une agression, contre, je crois, le respect de soi dans les relations avec les femmes que certains hommes ont commencé à construire.


Posté par Miaramaou à 22:55 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2008

"Personne ne force personne ?" Ben voyons...

"[...] qui prétend que l’industrie de la pornographie, "ne force personne" ? Les ignorants, les consommateurs et ceux qui s’en font du fric, tiens comme pour l’industrie du foie gras !

Lorsque le film "Gorge profonde " (Deep Throat) est sorti en 1972, il a été célébré comme le symbole de la libération sexuelle de la femme. Une dizaine d’année plus tard l’actrice, "Linda Lovelace", publie une autobiographie : "Elle y narre l’histoire du film et celle de son rapport avec son ancien mari et souteneur, Jack Traynor. Ce récit n’est pas une apologie de la liberté sexuelle, du sexe gratuit et du porno chic, mais celui de l'humiliation, de l’esclavage et de l’abus sexuel.

Loin d’être consentante, Lovelace est la victime d’un mari proxénète brutal, qui, après l’avoir droguée et prostituée, la place devant les caméras sous la menace d’une arme à feu et la frappe sans la moindre hésitation. Afin de réussir les fellations du film sans s’étouffer, elle a dû subir un entraînement pour apprendre à avaler entièrement un pénis.

Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux États-Unis, victimes de viols de la ’gorge’ du fait que leurs petits amis ont tenté de leur faire réitérer à la maison l’exploit de Lovelace, dans un état second et sous la menace.

Deep Throat a été tourné en 6 jours en Floride et a coûté 22000 dollars américains à réaliser. Il a rapporté à ses producteurs 600 millions de dollars, dont 100 millions en argent comptant. Linda Lovelace est vite devenue la première superstar du show-biz pornographique, le symbole sexuel de la femme ’libérée’.

En fait, c’est un viol à répétition qui a permis à la pornographie de sortir de son ghetto. et son souteneur de mari ne lui a jamais versé un seul dollar pour ses ’prestations’."

(Source : Extrait de La Mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, éditions Interligne, 2004, p. 194-95, par Richard Poulin, professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa.)

L'article intégral ("Comment les "protecteurs des animaux" cautionnent l’objetisation de la femme, sous prétexte de dénoncer l’objetisation des animaux"), issu du site VegAnimal, se trouve ici :

http://www.veganimal.info/article.php3?id_article=560

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19 octobre 2008

Horreur et pornographie

« La pornographie et la torture paraissent avoir peu en commun. Et pourtant, c’est ensemble qu’on les voit, ces derniers temps. Dans la torture des prisonniers d’Abou Ghraib, on a assisté à la mise en œuvre d’une imagination pornographique ; et dans l’imaginaire pornographique sado-masochiste, la métaphore de la torture a ouvert les vannes d’une désensibilisation généralisée. La diffusion médiatique de la torture et de la pornographie prend place dans le vide provoqué par l’atrophie des émotions. L’incapacité à éprouver du plaisir a pour contre-partie l’incapacité à percevoir l’horreur en tant qu’horreur ».

Source : http://multitudes.samizdat.net/

Posté par Miaramaou à 05:18 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 octobre 2008

"Chair fraîîîche"

« Il y a quelques jours, je suis tombée dans mes stats sur un lien inconnu et j'ai cliqué dessus pour voir ce que ça pouvait bien être. Je me suis retrouvée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire avec des bites et des culs, des culs par-dessus tête plein l'écran, qui m'ont sauté à la figure. Une pleine page.

J'en suis quand même restée éberluée, outre que surprise. Chaque image correspondait à une vidéo sur laquelle on pouvait cliquer, mais point besoin n'était pour se faire une idée du contenu rien qu'à voir la première image.

Ça m'a attristée, de voir toute cette jeune chair féminine réduite ainsi, humiliée, exposée comme saucisses sur un étal de charcuterie. Tous ces visages (quand on les voyait) aux airs d'idiotes souriantes, d'un sourire feint. Il y en avait même une exprimant la crainte, je ne sais si réelle ou feinte, les deux peut-être.

Quand j'ai voulu fermer la fenêtre de cette page indésirable, rien à faire, ça accrochait. J'ai dû fermer mon ordi pour me débarrasser de cette saloperie. Après quoi j'ai lancé un scan supplémentaire en profondeur de mon brave antivirus programmé pour les isoler automatiquement; car c'est bien un coup à en attraper.

Après la tristesse la colère. Cette industrie porno est facho-machiste. Et aux pornocrates je souhaite ardemment de finir comme Holopherne. Leur fin ne m'arracherait pas une larme, pas un soupir ».

Lory

Source : http://lorycalque.joueb.com/

Posté par Miaramaou à 23:29 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juillet 2008

Qu'est-ce qu'un film X ?

"Qu'est-ce que la pornographie en regard de la sexualité entre deux êtres épris l'un de l'autre ?

Comment peut-on se dire féministe et promouvoir cette industrie du sexe ?

N'y a-t-il plus aberrant grand écart entre des valeurs, un engagement prônant le respect des individus et cette complicité ostentatoire des amateurs de pornographie qui dans leur position de spectateur sont dans le déni absolu de la violence qui est faite aux femmes, aux enfants, à ces corps baisés dont ils jouissent de leur réduction génitale?

Ce sont bien des autistes, "au sens où Simone de Beauvoir applique le mot à Sade"* que la violence et la souffrance excitent. (*cf. citation d'Andrea Dworkin)

Leur conscience, vaste trou noir d'où éjacule la négation de l'Autre dans une libido égocentrique aveugle et avide du sordide, soit tout le contraire d'une relation.

Le torride d'une passion s'ancrant dans le charnel ne saurait s'accoupler ni avec la vulgarité, ni le mépris, ni jouir du sadisme surtout!...

L'attrait envers la pornographie stigmatise une sexualité conditionnée par l'injonction viriarcale du "jouir sans entrave" dont le maître mot est la dégradation de la femme, en la rabaissant, en la souillant.

C'est faire fi de cette volonté destructrice dont les ravages pervers dénaturent cet autre langage propre au désir partagé.

C'est oublier que la pornographie est un viol commercialisé, la transaction financière ne la saurait laver de ses fondements criminels, bien au contraire elle en marque l'impunité, celle d'une société où l'argent roi vomit son avilissement des êtres.

Pensez-vous aux chairs qu'il faut recoudre?

Songez-vous aux traumatismes pourrissants dans une schizophrénie de secours?

Si "l'enfer c'est les autres", l'enfer c'est VOUS!

Vous, dans votre répugnante collaboration à ce système abject!

Qu'est-ce que la pornographie sinon l'acmé de l'humiliation?!"

(Sémaphore)

p.-s. :

Gratifiantes n'est-ce pas les dénominations telles que "salopes", "chiennes" etc...

La jouissance du mâle ne connaîtrait-elle son paroxysme que dans le mépris, les femmes qui disent apprécier contribuent à l'exploitation, au conditionnement d'autres femmes dans un monde androcentré qui ne se soucie de la moindre notion de respect.

L'excitation fouille vos poubelles!

La réduction d'un être en objet sexuel doit être perçu comme un crime, parce que c'est un crime!

L'industrie du sexe est une honte, un outrage, un affront à toute idée de civilisation!

* "Le pouvoir masculin exprimé dans la pornographie est autiste au sens où Simone de Beauvoir applique le mot à Sade : il est violent et obsédé de lui-même ; aucune perception d'un autre être n'arrive jamais à modifier son comportement ou à le persuader d'abandonner la violence comme forme d'auto-gratification.

Source : http://archipelrouge.blogspot.com/

Posté par Miaramaou à 22:59 - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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