Porno sexiste : assez !!!

Réflexions et écrits autour de cette pornographie contemporaine misogyne et commerciale qui pollue les esprits et bafoue la dignité humaine tout en se gavant de ses recettes financières basées sur l'aliénation et l'exploitation.

22 octobre 2008

"Personne ne force personne ?" Ben voyons...

"[...] qui prétend que l’industrie de la pornographie, "ne force personne" ? Les ignorants, les consommateurs et ceux qui s’en font du fric, tiens comme pour l’industrie du foie gras !

Lorsque le film "Gorge profonde " (Deep Throat) est sorti en 1972, il a été célébré comme le symbole de la libération sexuelle de la femme. Une dizaine d’année plus tard l’actrice, "Linda Lovelace", publie une autobiographie : "Elle y narre l’histoire du film et celle de son rapport avec son ancien mari et souteneur, Jack Traynor. Ce récit n’est pas une apologie de la liberté sexuelle, du sexe gratuit et du porno chic, mais celui de l'humiliation, de l’esclavage et de l’abus sexuel.

Loin d’être consentante, Lovelace est la victime d’un mari proxénète brutal, qui, après l’avoir droguée et prostituée, la place devant les caméras sous la menace d’une arme à feu et la frappe sans la moindre hésitation. Afin de réussir les fellations du film sans s’étouffer, elle a dû subir un entraînement pour apprendre à avaler entièrement un pénis.

Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux États-Unis, victimes de viols de la ’gorge’ du fait que leurs petits amis ont tenté de leur faire réitérer à la maison l’exploit de Lovelace, dans un état second et sous la menace.

Deep Throat a été tourné en 6 jours en Floride et a coûté 22000 dollars américains à réaliser. Il a rapporté à ses producteurs 600 millions de dollars, dont 100 millions en argent comptant. Linda Lovelace est vite devenue la première superstar du show-biz pornographique, le symbole sexuel de la femme ’libérée’.

En fait, c’est un viol à répétition qui a permis à la pornographie de sortir de son ghetto. et son souteneur de mari ne lui a jamais versé un seul dollar pour ses ’prestations’."

(Source : Extrait de La Mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, éditions Interligne, 2004, p. 194-95, par Richard Poulin, professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa.)

L'article intégral ("Comment les "protecteurs des animaux" cautionnent l’objetisation de la femme, sous prétexte de dénoncer l’objetisation des animaux"), issu du site VegAnimal, se trouve ici :

http://www.veganimal.info/article.php3?id_article=560

Posté par Miaramaou à 22:08 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=382248&pid=11061253

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :